
Ni le jour épuisé de tant d’ignominie
Ni l’algèbre latent de lentes contumaces
Ni le regard hautain qui sous les ors menace
La main pâle vaincue de vaine acrimonie
Ni les crocs acérés de la belle impunie
Ni les chemins halés que les rives agacent
Ni la mort enchaînée aux ailes des rapaces
Qui dévore les cœurs avec cérémonie
Hâtant le pas au bord du fleuve suspendu
Un cortège étourdi de pieux malentendus
Passe céans en damassé de circonstance
Et les vents affolés des plaines vengeresses
S’abreuvent en riant du sang de leurs prêtresses
Aux mânes affamés de tristes éminences
