
Des gouttes d’or, plutôt qu’aux rives incertaines
Les ombres apeurées sur des flots dévêtus,
Aux portes refermées des îles souveraines
Les épaves pavées de signes inconnus ;
Aux souffles aussitôt que pâles châtelaines,
Les âmes égarées, les visages vaincus
Des hommes affamés de gloires souterraines,
Les morts incandescents de palmes revêtus.
Dans les ports alanguis où meurent les oiseaux
D’avoir rêvé de grève aux caresses du vent,
Vogue encore l’espoir de vagues en rêvant,
A l’horizon lointain que vannent les roseaux,
Dans l’espoir retenu d’un avenir serein
Que portent dans leurs plis les roses du matin.
(17 octobre – 27 novembre 2024)
