Miscellanées
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« Célèbre M. Chardin »
Le musée des Beaux-Arts de Carcassonne conserve une ravissante nature morte de Jean-Siméon Chardin intitulée La table d’office ou Les apprêts d’un déjeuner. Le tableau est daté de 1756. Il a été montré pour la première fois au Louvre lors du Salon de 1757. Le catalogue indique au numéro 33 « Deux tableaux, dont l’un représente Continuer la lecture
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Ecrire, donc
Le 19 septembre 1997, Le Monde des livres publie un entretien entre Philippe Sollers et Claude Simon dont le roman Le Jardin des Plantes vient de paraître aux éditions de Minuit. Cet entretien a lieu dans la maison de Claude Simon, à Salses (Pyrénées-Orientales). Les relations entre Claude Simon et Philippe Sollers remontent à 1960 à l’époque où Philippe Continuer la lecture
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Dangereuse liberté
Dans la lettre-dédicace du Spleen de Paris adressée à Arsène Houssaye, Baudelaire déclare qu’il est à la recherche « d’une prose poétique, musicale, sans rythme et sans rime, assez souple et assez heurtée pour s’adapter aux mouvements lyriques de l’âme, aux ondulations de la rêverie, aux soubresauts de la confiance ». Ce chemin le mène au poème en prose. Continuer la lecture
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Huit vertiges de langue
Des morceaux de langue tombés, fragments d’une matière vagabonde en quête de sa (mé)forme amas de gazéclats en errance dans le cosmos traces d’une langue incertaine -o- Langue inquièteignorante de son advenir. -o- Echantillons collectés avec la minutie de l’entomologiste, monceaux de langue collés ensemble. Sous la menace, la langue rassemble. -o- Graffitis # 1-3Traces d’une langue Continuer la lecture
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Ecrire : vierge
Le poème disait : dans la nature humide où dorment les ormeaux. ou quelque chose de ressemblant mais inachevé, en attente hors mots -o- Rien écrit aujourd’hui sinon épuisé quelques feuilles de carnet couvertes d’une écriture impatiente, au crayon à mine. Y sont recensés le prix des mots, les cris, les oripeaux, les salves, les drapeaux, la Continuer la lecture
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Cote 146 (poèmes épistolaires)
Le 27 septembre 1914, Guillaume Apollinaire rencontre Louise de Coligny-Châtillon (Lou dans ses poèmes). Le 5 décembre, il est incorporé au 38e régiment d’Artillerie de Nîmes. Le 7 décembre, lors d’une visite qu’elle lui rend à Nîmes, Louise devient sa maîtresse. Le 15 décembre, revenue à Nice, Lou prend ses distances avec Apollinaire. Le 31 décembre, Apollinaire part en Continuer la lecture
