vies sans mémoire

dans l’embrasure vacillante de nos vies sans mémoire
le ciel rougeoie
les étoiles n’ont pas d’âge

entre nos lèvres
s’écoule la source immémoriale des grimoires de pierre
tu n’entends plus le froissement des peaux de bêtes 

la mue des serpents se résigne à l’humilité des terres stériles