Sonnet

Ni le jour épuisé de tant d’ignominie
Ni l’algèbre latent de lentes contumaces
Ni le regard hautain qui sous les ors menace
La main pâle vaincue de vaine acrimonie

Ni les ris acérés de la belle ennemie
Ni les chemins halés que les rives agacent
Ni les morts surannés aux ailes de rapaces
Qui dévorent les cœurs avec cérémonie

Hâtant le pas au bord du fleuve suspendu
Un cortège étourdi de pieux malentendus
Passe vacant en damassé de circonstance

Et les vents affolés des plaines vengeresses
S’abreuvent en riant du sang de leurs prêtresses
Aux mânes affamés de tristes éminences

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s