Reflets de Debussy

Jacques Rivière, le beau-frère d’Alain-Fournier, consacre un article aux « poèmes d’orchestre de Claude Debussy » dans le numéro du 1er avril 1910 de la Nouvelle Revue Française. Il a assisté quelques semaines plus tôt aux créations de deux « images » pour orchestre, Ibéria et Rondes de printemps. Le jeune critique écrit à propos de ces œuvres dont il salue la nouveauté : « les fils les plus essentiels seuls subsistent dans la trame musicale : mais ils ont été élus avec tant de justesse que leur déroulement simultané, par la rareté infatigable des rapports qu’il entraîne, remplace la voluptueuse épaisseur de la symphonie primitive ». 

Claude Debussy a composé trois séries de trois images chacune : deux pour le piano et une pour orchestre. Leurs titres témoignent de l’inspiration poétique dont elles procèdent. 

Première série pour le piano : Reflets dans l’eau ; Hommage à Rameau ; Mouvement.

Deuxième série pour le piano : Cloches à travers les feuilles (mélancolie diffuse) ; Et la lune descend sur le temple qui fut ; Poisson d’or (vif).

Série pour orchestre : Gigues ; Iberia ; Rondes de printemps.

Voici les deux séries d’Images pour piano interprétées par Alain Planès le 10 mars 2018 à l’auditorium de la Maison de la Radio à Paris.